J'ai jamais voulu t'aimer

 J'ai jamais voulu t'aimer
Une fiction avec le groupe Panic At The Disco.

Juste une histoire
Juste une fiction
Juste un plaisir

Je ne vous dit rien, découvrez par vous même.

Bonne lecture.

Petite note : Je sais parfaitement que les PATD ne parlent pas couramment le français, mais je suis tellement nul en anglais. Et puis les traducteurs... c'est à chier ! ^^

Si tu veux être prévenu des M-à-J laisse un commentaire le notifiant, de cette façon ça éviteras que j'oublie ^^

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 14:20

Modifié le samedi 28 février 2009 14:13

Intro : Tu n'étais qu'un rêve

Intro : Tu n'étais qu'un rêve
- Je veux rentrer chez moi ! -

Ma joue est en feu et je continue de la frotter avec se sentiment d'incompréhension.
Je ne me souviens même plus comment toute cette histoire a débuté.
Je lève tristement les yeux vers lui, puis les ferment lentement.
D'un ton extrêmement calme j'annonce :

- Tout ça est un rêve ! Je vais bientôt me réveiller et je serais chez moi ! -

Je laisse quelques secondes s'écouler. Il semble que tout autour de moi ; tout le monde retient son souffle. Je rouvre mes yeux....Il est toujours devant moi, on est toujours au même endroit.
J'inspire avec difficulté et une larme roule sur ma joue.
Il tente une approche, tend sa main vers la mienne, je la retire vivement. Je ne veux pas qu'il me touche, je ne veux plus.
Je pointe un doigt sur son torse, mon poing se ferme et on se fixe droit dans les yeux ; une dernière fois.

- Dans quelques jours...Je me réveillerai dans mon lit...seule ! Je me rendrais compte que tout ça n'était qu'un rêve. Que tes baisers n'étaient qu'un rêve. Que ton amour n'était qu'un rêve. Que...Que tu n'étais...qu'un rêve... -

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 14:22

Modifié le lundi 17 décembre 2007 12:35

Chap 1 : Jamais assez de temps

Chap 1 : Jamais assez de temps
[ Les paroles entre *...* sont les pensées ]

10 mois plus tôt

" J'irais voler la fortune
Si tu me le demandais

Je renierais ma patrie
Je renierais mes amis
Si tu me le demandais
On peut bien rire de moi
Je ferais n'importe quoi
Si tu me le demandais "


- Mhmmmmm -

Une chanson française... ça fait bien longtemps que j'avais pas entendu ça.
Je m'étire et sors petit à petit ma tête de sous la couette. Je sens déjà le froid, à l'extérieur de mon nid de coton. Je tends la main et éteint mon réveil.
7h30. Il est l'heure de me lever, chaque matin c'est de plus en plus dur. Chaque matin depuis que mon père m'as traîné avec lui dans cette immense ville qu'est Chicago. Ca fera 3 mois dans quelques jours. " Ca te fera du bien de voir du pays " qu'il m'as dit.
Du pays ! Je ne fais que ça, voir du pays depuis que j'ai l'âge de marcher.
Mon père... je ne sais même pas exactement ce qu'il fait, un métier qui nécessite de toujours voyager.

Je rejette vivement me couette et sors finalement de mon lit. Le froid environnant me fait frissonner.

* Jamais de chauffage ici ! *

J'attrape mes vêtements déjà tous près, depuis la veille, et me dirige vers la salle de bains. Je tourne la poignée, fermé ! Je cogne doucement mon front contre la porte et gémit.

- Papa...... Je travaille ce matin.... Dépêche toi ! -

On a beau être en vacances, mon père m'as généreusement trouvé un job, qui soi dit en passant est totalement naze ! Pendant que toutes mes amies s'éclateront, je m'efforcerais de sourire à longueur de journée à des gens qui ne prennent même pas la peine de te dire " merci " ou un autre mot aimable dans le même genre... Les gens sont pitoyables !

Mon père fini par sortir de la salle de bain en me souriant joyeusement comme si il se foutait complètement que j'attends après lui. Je me glisse à mon tour dans la pièce et referme rapidement la porte avant qu'il ne me dise qu'il a oublié quelque chose.
Je me déshabille et pénètre dans la douche. Pas moins de 30 secondes plus tard le voilà qui toque déjà.

- Mais oui tu es parfait, tu ne t'es pas coupé une seule fois en te rasant et tu as déjà mis de l'après rasage ! Si t'as besoin de quelque chose d'autre, faudra attendre que je sorte, Papa ! -

- Non ma chérie ! Je voulais juste te dire que je pars maintenant, un rendez-vous urgent ! Tu n'as qu'à prendre le métro ! Passe une bonne journée ! -

- QUOI ??? Je vais être en retard !!!! PAPA ? -

C'est le coup typique ça, il s'en va avant même d'avoir fini sa phrase pour ne pas avoir à m'entendre.
Il faut que j'enclenche la vitesse max si je ne veux pas être en retard le premier jour.
Je m'apprête comme il faut....et, tant pis pour le ptit déj, je passerais au premier starbucks m'acheter un chocolat....

# Posté le mercredi 14 novembre 2007 15:31

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 10:10

Chap 2 : On est à Chicago

 Chap 2 : On est à Chicago
* Brrrrrr, je ne pensais pas qu'il faisait aussi froid ! *

Je suis parti en ne mettant qu'une petite veste. La rue est encombrée de femmes et d'hommes qui comme moi partent travailler. Je regarde autour de moi quelques instants, puis me dirige vers le métro. J'espère ne pas me tromper, je ne l'ais pas pris souvent.

Merveilleux endroit ; le métro. On est les uns sur les autres, certains te marchent dessus, d'autres te font des sourires plus que pervers. Je comprends mieux pourquoi je le prends si rarement.
Je m'approche d'une vitre avec difficulté et essaye d'oublier le monde qui m'entoure.
Je donnerai beaucoup pour que mon père me laisse retourner en Ecosse. J'y ais passé la majeur partie de mon adolescence et mes principaux amis sont là-bas.
Je vois passer les grattes ciels, les américains veulent toujours plus grand. Il faut sens cesse lever la tête pour voir quelque chose, même le métro est en hauteur d'ailleurs. Certaines lignes passent au dessus des rues. Ici, tout est morne et gris. On ne peut pas dire que ça respire la joie de vivre.

Heureusement, le trajet ne dure pas plus 10 minutes. Je sors enfin du métro et presse le pas en direction du Starbucks Coffee.
Je commande un Caramel Macchiato et trempe mes lèvres aussitôt que je l'ais en mains. Un peu de chaleur dans le corps. Je regarde ma montre et... finalement je suis dans les temps mais il ne faut pas que je traîne quand même. Je ressors de la boutique, une rafale de vent froid me glace le corps et je frissonne. Vivement que j'arrive finalement, je serais au chaud au moins.
Je sens mon téléphone vibrer, je le sors et décroche immédiatement.
C'est mon petit frère, il est resté vivre en Ecosse avec ma mère, ils ont jugés qu'il était trop jeune pour partir si loin. Et à moi ? On ne m'a jamais demandé si je voulais partir. J'ai du quitter la France à 8 ans, et ensuite l'Ecosse il y a trois mois. J'ai l'impression d'être un colis que l'on balade à travers le monde. J'oublie vite ma colère lorsque j'entends la voix de Cameron.

- Bonjour ptit frère ! T'es pas en cours ? -

Il grogne qu'il n'est plus un enfant. Mais à 13 ans ça reste mon petit frère. Notre mère est encore en déplacement et il se retrouve seul à la maison, une fois de plus. Il fait ce qu'il veut, il ne se couche pas avant des heures et manque les cours. Il aurait mieux fait de venir avec nous.
Ma voix se brise, il me manque trop.

- Je vais te laisser Cameron, je vais travailler, il est 8h ici ! Je t'aime. -

Il murmure un vague "je t'aime" et raccroche. J'essuie mes yeux et inspire une bouffée d'air mais je suis coupé dans mon élan quand un gars me percute de plein fouet. Rapidement je sens du chaud se répandre sur ma veste. Pas manqué, il a renversé ma boisson sur moi, je suis toute tâché pour aller bosser, ça va faire bien.
Le gars est devenu tout rouge, il tend sa main vers ma veste pour atténuer les dégâts. Je la repousse gentiment mais fermement. Il croit quand même pas qu'il va poser ses pattes sur moi !

- Je... Oh... Je suis désolé ! -

- C'est rien, je... euh... ba c'est qu'une veste ! -

J'affiche un sourire crispé et pas franchement aimable. Le gars se baisse et ramasse mon portable, que j'ai laissé tomber au moment du choc. Il fait quelque chose avec puis me le tend.

- J'ai entré mon numéro...au cas où t'as veste serait foutu ! Tu m'appelles ! -

Bien sûr mon gars ! J'ai une tête à t'appeler ? Je lui lance un dernier sourire et lui dis que je dois partir travailler.

- Tu veux que je te dépose ? -

Il me désigne une moto derrière moi.

- Je suis arrivée, c'est au bout de l'avenue. Merci quand même... -

Je reprend mon chemin, je me retourne au bout de quelques pas, il est toujours là à me regarder. Il me fait un énorme sourire et un petit signe de la main et il disparaît dans la foule.
Je regarde mon téléphone, il s'appelle Brendon.

# Posté le samedi 17 novembre 2007 08:06

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 10:41

Chap 3 : Je te dépose ?

Chap 3 : Je te dépose ?


Journée galère comme je l'avais prévu. Le patron m'as fait visiter les locaux et m'as présenté à toute l'équipe. Certaines filles ont l'air sympa mais on m'avait prévenu, dans la vente c'est chacun pour soit, c'est à celle qui aurait le plus de clients dans la journée, même si elle doit venir te piquer les tiens avec un énorme sourire hypocrite. J'en ais fait l'expérience.
Enfin c'est fini pour aujourd'hui et comme demain c'est dimanche, ce soir je sors ! Ca va me détendre. Je dois rejoindre Amy et Madison à Greektown, on se connaît que depuis quelques mois mais on s'entend à merveille.

Je sors du magasin et alors que je suis en pleine rêverie, quelqu'un m'interpelle. Je me retourne et... tiens ! Le type de ce matin, il m'était complètement sortie de la tête. Il s'approche de moi avec le même grand sourire qu'il avait quelques heures auparavant.

- Euhh... Bryan ? C'est ça ? -

- Brendon ! Et toi ? Tu ne m'as pas dit ton nom ! -

Je rigole discrètement. Il est venu juste pour connaître mon nom ? D'ailleurs il m'a suivi ou quoi ?

- Comment tu sais que je travaille ici ? -

- Je t'ai suivie, ce matin. Mais... ton prénom ? -

Wahou ! J'ai à faire à un fou ou quoi ? Ce type commence à me faire flipper. Mon visage se ferme et je me mets sur la défensive.

- A quoi mon nom va te servir ? -

- Juste pour... faire connaissance ! -

- Victoria... -

- Ok Victoria ! Hum... Il fait pas chaud et vu que t'as plus de veste... Je te dépose ? -

Il n' y va pas par quatre chemins celui-là ! On peut dire qu'il fonce presque tête baissée. Je me rends compte qu'il n'a pas tort, il ne fait pas super chaud, mais j'ai pas spécialement envie de lui dire où je vis, ni de monter derrière lui, sur sa moto. Je le regarde de haut en bas, essayant d'analyser qui il est. Il porte un jean plutôt banal et un blouson en cuir. Il est plus grand que moi, ce qui en soi n'est pas difficile puisque je ne mesure qu' 1m65. Ses cheveux bruns lui tombent sur le front et ses yeux sont noirs. Je détourne mon regard de lui pour les porter sur sa moto. Je me vois mal la dessus, mais apparemment, lui a tout prévu ! Il a déposé un casque sur la selle et le sien est sous bras.

- Non, non c'est bon ! Merci quand même ! -

Il me fait une mine déconfite. Je regarde ma montre, mon métro va bientôt passer et je n'ai pas envie d'attendre le prochain.

- T'as rendez-vous ? Je vais pas te manger, allez je te dépose ! -

- Oui... euh... Non, non ! Je ... J'ai pas rendez-vous, enfin si mais.... -

Il se met à rire. Je crois bien que j'ai jamais eu l'air aussi nul ! Il se retourne, attrape le deuxième casque et me le tends. Je le prend timidement. Qu'es-ce que je suis entrain de faire ? J'ai pas envie qu'il me ramène, en même temps j'ai super froid là !
Brendon m'invite à m'asseoir sur sa moto, il me tient la main et m'installe dessus. J'enfile rapidement le casque et il fait de même. Il s'asseoit devant moi, attrape mes bras et les encerclent autour de sa taille.

- Alors je te dépose où ? -

- Euhh... Hyde Park ! -

Il met le contact et démarre brusquement. J'ai si peur que je resserre mon étreinte au maximum. Tant pis si je l'étouffe, j'ai pas envie de tomber. Il slalome entre les voitures, je préfère fermer les yeux. Quand je les rouvre je reconnais enfin mon quartier. Il ralentit alors j'en profite pour tapoter l'épaule.

- Tu peux me déposer ici ! Je finirais à pieds ! -

Il hoche la tête, puis s'arrête au bord du trottoir. Je descends en vitesse de la moto, comme si je craignais qu'il ne redémarre rapidement et j'enlève le casque. Mes jambes sont toutes tremblantes et je crois que je suis toute blanche. Brendon me regarde en souriant légèrement.

- Ca va ? Pas trop secoué ? -

Je hoche la tête en signe de négation et lui tends le casque.

- Merci. -

- Alors... A bientôt... J'espère ! -

Je lui souris gentiment et lui fait un signe d'au revoir.
Finalement ce n'était pas un psychopathe à la recherche d'une fille à violer. Je suis parano par moment, c'est inquiétant.
Je rentre chez moi, mon père ne sera pas là avant des heures. J'ai tout le temps pour m'apprêter à sortir avec mes nouvelles amies.

# Posté le dimanche 18 novembre 2007 09:07

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 14:03